La vie est une chienne... une chienne de catégorie 4, une qui ne te lâche pas quand elle te plante ses crocs dans les mollets...
Et pourtant, Christine, tu la croquais la vie toi aussi, sans violence, avec abnégation, bonté et courage.
Tu m'as souvent remerciée de mon aide à une époque où tu en avais besoin mais moi je n'ai fait que mon travail... Toi tu m'as donné bien plus, un autre regard, une vraie générosité. Et je me permets de raconter comment, mère isolée de 3 enfants, tu as accepté de suivre un cursus de formation avec des filles qui sortaient tout juste de l'école. Toi tu traînais déjà ton courage effarant, ta gentillesse monstrueuse, tes sourires pleins de lumière. Je me souviens que, sans un centime en poche, seule du groupe à ne pas être rémunérée, tu as proposé gentiment à ces jeunes femmes de venir les chercher chez elle avec ton véhicule si elle n'avait pas de moyens de transport...
J'en aurai tant à dire encore sur celle que tu étais... Sur ton courage face à la maladie qui t'a finalement emportée.
Tu es partie il y'a 3 semaines. David, celui qui t'a si bien accompagnée ces dernières années, vient de me prévenir.
Et j'enrage de cette injustice qui vole parfois la vie des enfants et des êtres les plus innocents et les plus porteurs d'humanité.
Merveilleuse Christine... Ton sourire va me hanter longtemps. J'espère qu'il portera tes enfants loin très loin et très haut dans la vie. J'espère qu'ils ont hérité de ta grandeur et qu'ils feront leur vie dans le sillon et le souvenir de la mère que tu étais.
Je voulais ici profiter de ce lieu pour amener mes visiteurs chez toi, dans la maison que tu t'étais construite sur le net.
Je viendrais te voir dans ta nouvelle maison... très vite afin d'y déposer mon meilleur souvenir et mes pensées les plus chaleureuses pour une femme qui restera pour moi un exemple.
Une pensée aussi pour tes enfants que j'aurai aperçu parfois au détour des rues de notre ancien village...
Merci d'avoir traversé ma vie Christine.
Chez Christine...